Ozalee, Ose aller ou l’astromage inspirée

« Il faut être honnête avec soi-même : qu’est-ce que je veux réellement vivre ? Aller au-delà de ses croyances personnelles », commence Farah, ou Ozalee, de son nom d’astromage. Connue pour son blog, ozaleesens, sa chaîne Youtube, ou encore sa page Facebook, cette femme de 37 ans aide les personnes, entrepreneurs ou individuels, dans leur développements, en utilisant à la fois ses talents d’astrologue et d’écrivaine. Elle propose aussi des vidéos sur les astres, notamment les pleines et nouvelles lunes. Son seul credo, encore une fois : « Osez votre essence ! ».

Farah, ou Ozalee (crédit photo : Elinoï – Julie Beyou (lien fb: https://www.facebook.com/Elinoicreation))

Farah a trouvé sa voie. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle se découvre un intérêt pour l’astrologie. « Je n’ai pas eu de ‘déclic’ » spirituel, explique l’astromage, qui a toujours eu conscience d’être reliée à quelque chose de supérieur. « Le nom d’Ozalee est apparu dans mon esprit il y a 7 ans et demi, lorsque je suis arrivée au Québec ». Elle en recherche alors la définition sur internet, et en découvre une signification amérindienne surprenante, « Soleil Levant ». « Pendant une belle année, le message sous-jacent m’échappait », me confie-t-elle. En effet, c’est au terme de cette première année, en créant sa page Facebook que le fameux Ozalee – Ose Aller apparaît à sa conscience. Et tout prend soudainement beaucoup de sens. Aujourd’hui, elle accompagne les personnes à se dévoiler en osant être qui elles sont véritablement.

« On crée notre réalité, mais nous ne sommes pas tout seul dans cette réalité »

C’est donc au Canada que Farah commence par rédiger sur son blog des articles astrologiques. Alors massothérapeute, elle propose petit à petit des consultations individuelles. « Progressivement, j’ai arrêté les massages pour me concentrer davantage sur mon domaine de prédilection », à savoir, l’astrologie. « Puis, il y a quelques années, j’ai ouvert ma chaînes YouTube ». Pour elle, c’est un véritable défi, c’est l’occasion de sortir de sa zone de confort. « Depuis, je partage des vidéos sur les Nouvelles Lunes et les Pleines Lunes », et « parfois, d’autres vidéos, en fonction de mon inspiration du moment ». « J’ai une approche un peu philosophique : j’amène les personnes à répondre à leurs propres questionnements ». Ce qu’elle aime, c’est que les gens trouvent leur vérité intérieure.

Ses accompagnements, elle les propose soit à des individuels, soit à des entrepreneurs. Car elle a choisi le chemin de l’astromage, qui mêle à la fois son côté astrologue, et son côté magicienne, « même si la reliance entre les deux est encore en cours de définition ». « Mon regard sur les astres est assez subconscient dans mon quotidien. Quand on me dit quelque chose, je fais très vite le lien entre les différentes énergies ». C’est là que la magie entre en scène : « Pour moi, le terme ‘magie’ signifie que nous sommes en interrelation énergétique, et en tout temps ». Pour simplifier, « je ne suis pas là pour te faire plaisir, mais pour t’aider à créer ta vie ». Lors d’un accompagnement, elle relie ses clients à leurs potentiels énergétiques astrologiques innés. Une chose à savoir, toutefois, « on crée notre réalité, mais nous ne sommes pas tout seul dans cette réalité ». Il y a des rythmes astrologiques à respecter, qui permettent ensuite d’agir dans son monde personnel.

Farah propose deux types d’accompagnements : « Soit une consultation astrologique sur le thème natal (et prévisionnel) d’une personne, soit un suivi au-delà de la simple astrologie ». Le thème natal représente la position des astres au moment de la naissance d’un individu. Cela déterminera les grandes trajectoires de sa vie. « De mon côté, j’accentue beaucoup sur ce qu’on appelle ‘la Lune Noire’, ‘Chiron’ et les ‘Nœuds Lunaires’. Je parle évidemment de toutes les planètes, mais avec un regard tout particulier sur ces points-là, selon moi, initiatiques. Par exemple, Chiron représente la blessure qui me permet d’entrer dans l’inconnu depuis ce qui m’est connu ». Elle explique que c’est un élément essentiel qui permet au consultant de se reconnaître en profondeur. Dans l’absolu, elle nous rappelle que chacun attire à lui des personnes qui vont vibrer sur le même niveau de conscience. « Pour finir, ce qui me paraît essentiel : utiliser la carte du ciel pour mettre en lumière ce qui est important à percevoir dans le ici et maintenant pour le consultant ».

« C’est comme si avant 2020, on vivait dans une sorte d’illusion »

« En ce moment, les astres nous confrontent à la peur de vivre », décrypte Farah. « D’une manière à la fois consciente et inconsciente ». Selon elle, une partie de nous tient à se préserver de tout inconfort, « mais pour moi, la vie, c’est arriver à sortir de sa zone de confort », saisir les opportunités qui se présentent. « Je travaille beaucoup avec cette notion : j’ai personnellement tendance à vouloir tout contrôler. Mais me dire, ‘Je ne sais pas, je fais le grand saut’, c’est comme une sensation d’ouverture, de vivre. C’est si puissant que je le sens au niveau de ma poitrine ». Selon elle, la clé de l’observation, c’est de s’interroger sur ce qu’on s’apprête à faire : « Cela va-t-il réellement me porter préjudice ? ». Et bien souvent, la réponse est non. « On est dans les énergies du Scorpion en ce moment, et c’est pour ça », explique l’astromage avec avec un certain humour. « On aimerait la vie, mais on n’accepte pas ce qui meurt ».

Ce constat est valable pour toute l’année 2020 : « On peut retenir de cette année la présence de Saturne, Jupiter et Pluton en Capricorne. Tous les astrologues peuvent le dire ». Qu’est-ce que cela signifie ? « Le Capricorne représente notre société dans son ensemble. C’est un signe de Terre, très solide. C’est la structure ». Et cette année aura joué un rôle majeur : « Il y a eu un fort immobilisme en France et dans le monde. Les valeurs sont remises en question, mais mettent du temps à bouger ». Astrologiquement, tous les ‘professionnels’ savait que cette année allait être une année « différente », « mais avant de vivre les choses, on ne sait pas quelle forme cela prendra ». Selon Ozalee, 2020 aura permis a de nombreuses personnes, « qu’ils en aient conscience ou non », d’avoir un nouveau regard sur la vie, de revenir à l’essentiel.

« Il a quand même fallu un événement de cette ampleur pour que beaucoup se recentrent, s’observent et se questionnent sur le sens de leur vie. Ce n’est pas nouveau que le système ne fonctionne pas bien, qu’il y aura forcément une fin. C’est comme si avant 2020, on vivait dans une sorte d’illusion ». C’est la même chose au niveau individuel, « tant qu’on ne voit pas que quelque chose ne fonctionne pas à l’intérieur de soi, on ne le change pas. On continue ». De son côté, comme elle était préparée, c’est en 2019 que Farah se remet en question : « C’en était au point où je m’interrogeais sur absolument tout. Je me disais ‘Mon ‘moi’ d’avant n’aime pas les tomates, mais peut-être que mon nouveau ‘moi’ les aime’ », rigole l’astromage.

Finalement, cette année aura permis de grosses interrogations individuelles et sociétales. « Mais ce n’est pas terminé ». « Au niveau astrologique, 2021 va être encore assez difficile. Un changement dans les fondamentaux, ça met forcément du temps ». Farah espère, même si elle a conscience qu’il ne s’agit que d’une simple date, que nous pourrons « voir l’effet de toutes les réformes, faites préalablement, en 2024, car Pluton changera de signe. Il entrera en Verseau, et quittera le Capricorne ». Concernant 2021, il faut patienter, « à voir comment se passent les mois de janvier et février, car au niveau des astres, cela semble sérieux. Même si, astrologiquement, on a des ambiances, mais on ne peut pas donner la forme ». C’est là où réside toute la puissance de « notre libre arbitre », termine Farah, l’astromage inspirée. Alors, sans mauvais jeu de mot, ‘osons y aller’, sortons de notre zone de confort pour les mois et années à venir. Jusqu’à l’aube, jusqu’au Soleil Levant.

Jeane Oyonou : énergéticienne Reiki, hypnose et magnétisme

« Tout est énergie, et même le corps physique », commence Jeane Oyonou, assise sur une chaise, dans son cabinet du septième arrondissement de Lyon. Sa mission de vie : aider le maximum de personnes avec ses mains et sa voix. Énergéticienne en Reiki, hypnose et magnétisme, elle a nommé son entreprise, la voix du Cœur, car l’essentiel, pour elle, est d’écouter son intuition. Ancienne comptable, elle raconte l’aventure de sa vie avec amour, humour et beaucoup de paix.

Photo : Jeane Oyonou dans son cabinet.

« La voix du Cœur est le nom de mon cabinet, en référence à notre Petite Voix ». Jeane est clair : il faut écouter sa voix intérieure, ou autrement dit, « son intuition », « surtout dans cette vie-là ». Pourquoi ? Car la Terre augmente ses vibrations pour passer une sorte de pallier. Nombreuses sont les personnes amenées à se remettre en question pour pouvoir avancer. « Malheureusement, beaucoup ont tendance à surtout écouter leur mental. Cela brouille la voix du vrai Moi, le Moi profond ». Cette personne que nous sommes vraiment mais que nous n’écoutons plus s’est incarnée à la naissance du corps physique pour effectuer une mission de vie. Enfants, nous avons subi des épreuves qui nous ont éloignés de notre véritable identité. Nous nous sommes référés à des critères extérieurs, quitte à nous oublier. Jeane insiste : « Dès lors que le mental commence à s’agiter, à formuler des Pourquoi ?, c’est l’ego qui entre en jeu ». Mais comment faire pour apprendre à s’écouter ?

« Je suis une hypersensible. Avant, je voulais être comme tout le monde. Je refoulais mes sensations »

« On peut entendre sa voix intérieure en cessant de s’agiter », en arrêtant de donner du crédit au brouhaha quotidien, « on se pose, en méditation par exemple, et on apprend à s’écouter ». « Je suis une hypersensible. Avant, je voulais être comme tout le monde. Je refoulais mes sensations. Aujourd’hui, j’ai conscience que j’ai des ressentis que d’autres autour de moi n’ont pas », explique l’énergéticienne. Ses capacités ? Ressentir les vibrations, « des personnes, des lieux », etc. Ses sensations extrasensorielles lui permettent de comprendre les énergies qui l’entourent, « bonnes ou mauvaises ». Ensuite, c’est à elle de se protéger. Si les vibrations extérieures sont négatives, Jeane peut avoir des frissons, ou tout autre « malaise de ce genre ». Au contraire, si elles sont positives, elle les ressent aussi. « Il faut toutefois comprendre que tout le monde a ce talent, au fond. Pour moi, c’est une partie de mon chemin de vie ».

L’énergéticienne découvre ce chemin grâce à son intuition : « Lorsque je travaillais en comptabilité, je savais déjà qu’un jour j’arrêterai pour une autre profession, plus en accord avec moi-même. Un métier en rapport avec les énergies ». Cela lui est confirmé en 2014, quelques années après la perte d’une personne chère. « Je vivais alors une période difficile. J’ai alors presque fini sans-abris ». Un jour, elle entend résonner dans sa tête :« Va voir un médium ». Une phrase qui se fait de plus en plus fréquente et insistante. « J’ai été sur internet et je suis tombé sur la page de Fabien, qui est excellent dans son domaine. Je l’ai ensuite rencontré ». Elle ne comprend alors pas pourquoi elle est tombée aussi bas. « Le médium m’a dit que j’avais une surprise : mon guide spirituel était présent. C’est la première fois que nous nous rencontrions ». C’est à ce moment-là qu’elle entend parler de son chemin de vie pour la première fois. « Mon ange gardien m’a expliqué que mon cœur s’ouvrait peu à peu ». Il affirme qu’elle rencontrera des personnes qui l’aideront dans sa mission de vie. « J’allais travailler avec mes mains et ma voix, grâce à l’hypnose. J’ai pleuré tout le long de cette rencontre ». Et aujourd’hui, en effet, Jeane est énergéticienne.

« Quand on trouve la paix de l’âme, c’est qu’on est arrivé à l’équilibrage intérieur »

Désormais, la thérapeute peut entendre ses guides. Elle communique avec eux, leur pose des questions. Elle a réussi à s’harmoniser :« Quand on trouve la paix de l’âme, c’est qu’on est arrivé à l’équilibrage intérieur ». Pour y parvenir, il faut de la persévérance et de la patience. Des qualités plus visibles chez les enfants d’aujourd’hui. « J’adore travailler avec les jeunes. Ils sont intéressants, posent les bonnes questions pour comprendre. Il faut leur expliquer que ce qu’il ressente est positif, qu’ils captent des vibrations, leur répondre. Les encourager à développer leurs capacités. Avant, il fallait cacher ces informations. Aujourd’hui, c’est beaucoup mieux accepté ». Et pour s’équilibrer, il faut être ancré dans la matière et ouvert sur le spirituel. Ce qui relie l’ensemble, ce sont les vibrations.

Mais qu’est-ce qu’une vibration ? Jeane explique : « C’est dans l’air, c’est une onde énergétique. Tout est énergie : Reiki, magnétisme, ou même l’hypnose ». Elle ne différencie pas les disciplines. « Je travaille avec les énergies, mais je suis ancrée ». L’ancrage, c’est d’être ici et maintenant, dans la matière, « avoir confiance en soi, être équilibré au niveau des premiers chakras ». Par exemple, « les personnes qui passent à côté de leur vie parce qu’elles sont trop dans leur tête ne sont pas enracinées ». Et les problèmes auxquels sont confrontés le monde sont peut-être liés à l’ancrage de nos sociétés. Sommes-nous ancrés dans l’ici et le maintenant, ou toujours ailleurs, dans nos têtes ? Pour finir, Jeane reste optimiste : « Je pense que les problématiques actuelles vont nous apporter du positif : 2020 est peut être une année de remise en question ». Alors, pour aider à sa manière, avec ses mains, Jeane persévère dans sa mission de vie. Ce sont sûrement des personnes comme elles qui seront actrices de la construction du monde de demain. Qu’en pensez-vous ?

Louty : un centre lyonnais consacré au bien-être et au développement personnel

Être bien dans sa vie commence d’abord par prendre soin de soi ici et maintenant. Chez Louty, un centre dirigé par Audrey Collilieux et situé au 2 quai Tilsit, à Lyon, on en a parfaitement conscience. Laure Roynard, qui y travaille en tant qu’entrepreneure intervenante et art thérapeute, explique : « Nous nous positionnons autour du bien-être et du développement personnel. Louty est un espace locatif, destiné à des indépendants, qui dispensent des ateliers et des formations en individuel ou en groupe. Nous avons aussi pour projet de travailler avec des entreprises sur les questions de qualité de vie au travail, de team building et d’intelligence collective ». Une démarche inspirante qui pourrait aider à passer le cap du traumatisme, une fois la crise du coronavirus passée.

Photo : Laure Roynard et Audrey Collilieux.

« Chez Louty, on aime bien parler d’authenticité »

L’objectif du centre : sensibiliser le maximum d’individus au développement personnel. « Tout le monde peut y avoir accès. Il faut démythifier ces nouvelles méthodes pour les rendre accessibles au plus grand nombre », commence l’art-thérapeute. Dans ce centre, on y propose des thérapies individuelles ou des ateliers de groupe : massages ayurvédiques et bilan diététique, sans oublier les soins énergétiques, la sophrologie ou l’hypnothérapie, nombreuses sont les méthodes abordées. Une seule règle pour sélectionner les intervenants : l’intuition des deux entrepreneures. « En ateliers collectifs, il y a de la sophrologie, des cours de dessin, du do in (pratique de l’éveil du corps proche du yoga et du pilates), et plus encore ». Et parfois, on peut même se laisser surprendre lors de voyages sonores : « Il faut en vivre au moins une fois ! », témoigne Laure.

Âgée de 31 ans, elle se met à son compte en janvier 2020, « un peu avant le premier confinement », se souvient-elle. Son objectif : développer des programmes d’accompagnement grâce aux outils de l’art-thérapie. La jeune femme ironise : « Il a quand même fallu que je fasse 12 000 kilomètres pour que je découvre cette discipline ». C’est en effet lors d’un voyage au Brésil qu’elle s’y lance corps et âme : « Personnellement, mes zones de prédilections sont les arts plastiques : dessin, écriture, modelage (pâte à modeler et argile), photolangage et collage ». Et c’est une fois de retour en France qu’elle décide d’en faire son métier. « Au début de la crise du coronavirus, nous étions déjà en lien, Audrey et moi, et j’avais commencé à proposer des ateliers collectifs chez Louty ». Les deux femmes développent peu à peu leur collaboration avec de nouveaux projets, « tant au niveau de l’organisation d’ateliers que de la gestion de l’établissement ». Audrey Collilieux étant la fondatrice et directrice du lieu.

« Nous ne sommes pas des machines : quand le corps s’exprime, il y a toujours une signification sous-jacente »

Quand le monde ne tourne plus rond, nous pouvons commencer le chemin du retour. Selon Laure, il est essentiel de rompre avec les schémas de pensées assimilés depuis la naissance. « Se réapproprier la responsabilité de sa vie, c’est le début de la libération. Pour cela, il faut commencer par revenir à soi ». Qu’est-ce que le soi ? « C’est notre intériorité, notre personne. Quand on entend que les mots sont des maux, il y a du vrai. Parfois le corps transmet des informations qu’on n’arrive pas à conscientiser ». Selon elle, le corps et l’esprit sont étroitement liés. Pour redevenir responsable, il faut donc comprendre que nous vivons dans le monde que nous nous racontons, « et je ne dis pas que c’est facile. Si tout le monde acceptait ses pensées, cela en soulagerait plus d’un ». Elle explique : « Si j’en veux à quelqu’un ou à une situation, c’est généralement une histoire que je me raconte », même si ce n’est pas facile de l’admettre. « Nous avons autant de possibilités de voir les choses de manière pessimiste qu’optimiste ».

Pour accueillir ses peurs, il faut commencer par les reconnaître. « Une peur est avant tout une émotion primaire, elle existe à l’origine pour nous protéger ». Dès lors que nous refusons de les regarder en face, elles commencent à ‘marquer leur territoire’ sur notre corps. Pour nous faire passer un message. «  J’aime bien dire qu’il faut lier le cœur, le corps et la conscience. Car le corps a subi des traumatismes, il les a gardé en mémoire, et il faut soulager ces douleurs inconscientes. C’est le travail d’une vie ».La thérapeute décrypte : « il faut savoir accepter la difficulté, car c’est aussi grâce à ses propres zones d’ombre qu’on va connaître ses zones de lumière ». Elle témoigne avoir beaucoup de gratitude pour les épreuves qu’elle a connues. Cela lui a permis de se dépasser, et de rebondir toujours davantage.

Et concernant la période actuelle : « Nous sommes dedans, nous n’avons pas le recul nécessaire sur la situation. Mais le peu d’études qui tombent sur les conséquences psychiques en entreprise sont déjà alarmantes. Le pilier humain va sûrement devenir une priorité. Je pense qu’on ne vivra plus comme avant. Je ne l’espère même pas. J’espère que cette crise aura pu au moins éveiller des consciences, changer des comportements ». Elle termine en évoquant les nouvelles générations « Nous sommes en recherche de sens, les entreprises vont devoir s’adapter. L’entreprise de demain générera sa productivité avec des êtres humains épanouis. Non pas des machines ». Croisons les doigts : la vision de Louty semble corréler avec l’apparition d’une nouvelle société. Souhaitons leur une réouverture rapide, et de nombreux projets d’avenir.

Poke Sushi Bar Crêpe : un mélange des saveurs européen – asiatique

Elle est originaire d’une province du nord de la Chine. Guimei An a ouvert peu avant le confinement son restaurant Poke Sushi Bar Crêpe, situé au 31 cour Vitton, tout près de l’arrêt de métro Massena à Lyon. On y trouve des poke bowls, des crêpes et des sushis, le tout fait avec des produits frais. Un restaurant qui mérite l’attention.

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Elle ne propose que ce qu’elle sait faire, et elle le fait bien. Guimei An aime son métier de restauratrice. « Mon crédo : le mélange des saveurs entre les pays européens et asiatiques ». À l’origine, elle vient à Lyon pour continuer ses études commencées en Chine dans le domaine de la mode : « Il est vrai que la France est reconnue pour la qualité de ses vêtements. Mais aussi de sa gastronomie ». Pour des raisons personnelles, la cheffe cuistot se réoriente dans la restauration et arrête ses études.

Formée à la gastronomie tout au long de sa vie

« Depuis toute petite, je prépare de la nourriture chinoise avec ma famille. Cela n’a rien à voir avec les plats français. Dans mon pays, on utilise beaucoup le wok par exemple. C’est une manière de cuisiner avec plusieurs légumes, de la viande, et dans un feu très vif pour bien saisir la nourriture. Par ailleurs, lorsque je suis arrivée en France, j’ai eu l’occasion de me former aux sushis, car j’ai travaillé dans un restaurant japonais ».

Lorsqu’elle rencontre son mari, cuisinier, elle découvre de près la gastronomie française : « Nous avions un restaurant dans l’Ain, bien réputé. Notre spécialité était les cuisses de grenouille à la persillade ». Ensuite, car ils souhaitent déménager, ils commencent à rechercher un restaurant à Lyon. « Je n’en ai malheureusement pas trouvé un qui convenait à la préparation des cuisses de grenouille ». Mais elle découvre une crêperie cour Vitton : « Un hasard bienvenu, car j’ai aussi une histoire sentimentale avec les crêpes ».

« L’histoire de mes crêpes vient de Bretagne : tout comme dans cette région de l’ouest de la France, elles sont faites à partir de farine de sarrasin, une farine de blé noir sans gluten ». Guimei An va souvent en Bretagne. « La première fois que j’y suis allée, j’ai pris une crêpe : elle était noire, et cela m’a surpris. Quand je l’ai goûté, je l’ai trouvée délicieuse : du jambon, du fromage, des œufs. Un mélange des saveurs que j’ai apprécié. En reprenant mon restaurant, j’ai décidé d’apprendre ce style des crêpes bretonnes ».

Finalement, dans son restaurant Poke Sushi Bar Crêpe, elle introduit ses trois spécialités que sont la poke bowl, les sushis, et les crêpes, et décide d’y apporter sa touche personnelle.

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Le mélange des saveurs : l’exemple de la poke bowl

« L’idée de la poke bowl vient de Hawaï. À l’origine ce plat était fait pour les pêcheurs qui partaient au travail tôt le matin. Comme ils n’avaient pas beaucoup de temps, ils préparaient un plat avec du poisson cru mélangé avec plusieurs légumes. C‘est une façon rapide et facile de manger avec beaucoup de vitamines. Cela leur donne de la force. C’est à l’origine un plat destiné aux pauvres ».

Pour le moment, Guimei An souhaite améliorer le style de ses poke bowls. Elle en a par exemple créé une composée sur une base de tofu mariné au soja : « Le tofu vient de Chine. C’est riche en protéine, et c’est aussi fait pour les gens qui ne mangent pas de viande ».

Finalement, selon elle, il y a une différence notable entre la cuisine française et les gastronomies asiatiques : « Dans la nourriture française, quand on mange, on sent le vrai goût de la matière. On reconnaît la viande, et la sauce. Dans la cuisine asiatique on sent moins le goût de la matière car on met beaucoup de sauce. En somme, chaque pays a sa cuisine ».

Et grâce à ce mélange des saveurs, Poke Sushi Bar Crêpe a sûrement beaucoup d’avenir : un restaurant dirigé par une restauratrice pleine de talent !

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Anne Benisti, dirigeante de la librairie Derain : « On devrait tous rêver et créer notre rêve »

La librairie Derain est située dans le sixième arrondissement de Lyon, au 25 rue Bugeaud. On y trouve des livres spécialisés sur les thèmes de la santé, du bien-être, des traditions ou encore des médecines alternatives. Globalement, le tout tourne autour de la spiritualité, même si, comme le reconnaît Anne Benisti, « ce terme veut dire beaucoup de choses ». Cette femme d’expérience est la gérante du lieu. C’est en 2015 qu’elle rachète l’enseigne. Depuis, elle lui a redonné une santé, la décorant à son image. Un témoignage profond, ancré entre Ciel et Terre.

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« Nous allons fêter les 100 ans de la librairie l’an prochain, en 2021 ! » commence Anne Benisti, enthousiaste. « Je prépare l’événement en ce moment. J’ai déniché deux personnes qui ont connu les imprimeurs Derain ». On raconte que c’est en 1921 qu’ils ouvrent le magasin, même si les dernières traces officielles remontent à 1933. Parallèlement au magasin, les imprimeurs créent une maison d’édition éponyme pour vendre leurs ouvrages. « En 1970, la librairie n’a plus connu de succession ; c’est une petite nièce qui a repris les locaux ». Dans le même temps, les éditions Dervy rachètent les droits de certains livres pour continuer à les faire vivre. « En 1988, un certain M Corthot devient propriétaire. Il cède les droits à M Garnier en 1995, qui me les cède à son tour 20 ans plus tard, en 2015. J’ai gardé le nom de la librairie Derain, car c’est pour moi un symbole important ».

Le métier de libraire et les projets d’édition

« J’essaye depuis d’apprendre le métier de libraire, même si j’ai une bibliothèque personnelle chez moi. De comprendre les différentes acteurs : éditeurs, distributeurs, auteurs. C‘est un monde assez complexe. Depuis que je gère la boutique, j’ai mis en place des conférences avec différents thérapeutes, différents conférenciers, mais toujours liés avec les thèmes de la librairie : la santé, le bien-être, le quantique, la spiritualité ou encore la franc-maçonnerie ».

Les livres existent, ils ont un pouvoir : celui des mots. Et cela, peut-être qu’Anne Benisti le sait, car elle s’intéresse à plusieurs domaines qui touchent à la thérapie. Et quoi de mieux pour transmettre un savoir que de le graver dans un livre ? S’intéresser au passé permet aussi de comprendre l’avenir, et certains auteurs méritent d’être découverts. Leur laisser une place, c’est leur assurer une trace pour le monde de demain, avec peut-être, certaines idées qui lui seront utiles ? Car comme le dit Anne Benisti, « on devrait tous rêver et créer notre rêve ». Ainsi, permettre aux individus de se donner le droit de donner le meilleur d’eux-mêmes.

« J’ai su découvrir quelques auteurs, et je les aide à se faire connaître. Isabelle Rochemaure, par exemple, qui vient de publier son dernier livre, a été une des premières auteures lyonnaises à venir faire une rencontre-dédicace dans la librairie. Entre elle et moi, cela a été le début d’une belle amitié. On va créer une maison d’édition ensemble : nous allons faire revivre les éditions Derain ».

Anne Benisti a lu une grande partie des livres qu’elle vend. « Il y a tellement de livres qui sont publiés chaque mois. J’ai appris à lire en biais ». Elle privilégie quelques thèmes, et notamment, ceux qui touchent à la spiritualité. « Pour moi, si les gens viennent dans cette librairie, c’est déjà pour eux une forme de thérapie ».

La thérapie : le chemin de vie d’Anne Benisti

« Je suis attirée par la spiritualité depuis que je suis toute petite ». Comme de nombreux enfants, Anne Benisti s’interroge sur les raisons de sa présence sur Terre. Mais les questionnements restent, même en grandissant. « Ces interrogations m’ont amenées à la rencontre de mon être intérieur ». Même, si, comme elle le reconnaît, il y a toujours des moments où elle se sent plus alignée, que d’autres. « Le confinement, c’était le moment ou jamais de se recentrer, pour aller à la recherche de notre chemin de vie ».

« Chaque être qui naît sur cette Terre s’incarne pour une mission. La plus grosse difficulté est de trouver la raison pour laquelle on vient s’incarner. Certains trouvent leur chemin de vie directement. Par exemple, les artistes souhaitent enchanter les personnes, leur donner du rêve. Aujourd’hui, on ne rêve presque plus ».

Finalement, pour Anne Benisti, même si « la réalité est une illusion, créer notre rêve permet de créer notre vie ». Elle, a trouvé son chemin de vie au travers de la thérapie. « Je pratique le Reiki, ou encore l’olfactothérapie (soigner avec les odeurs, comme avec les huiles essentielles) ». Ces différentes techniques comprennent les causes profondes d’un mal être. « On ouvre une blessure, on la stabilise et on continue jusqu’à ce qu’une personne soit en accord avec elle-même ».

« La science actuelle, en Occident, commence à intégrer certaines formes de thérapies. Désormais, certains docteurs démontrent que le quantique est valable. Il faut dépasser le propre médicament. Les chinois payaient leurs médecins quand ils étaient en santé, non quand ils étaient malades. Peut-être faudrait-il s’interroger sur un modèle de prévention ». Et Anne Benisti a de l’expérience derrière elle, alors rendons-nous vite dans sa librairie : elle saura nous conseiller sur les meilleurs ouvrages thérapeutiques.

Le timing et la volonté

Être dans le bon timing, qu’est-ce que c’est ? Ne pas exercer une pression trop grande avec sa volonté ? Ce qui devient obsessionnel et revient à forcer les choses, et donc à retarder leur échéance. Ne pas laisser tous les événements extérieurs me dominer non plus ? Car j’existe, avec ma volonté, et j’ai mon rôle à jouer. Pour être parfaitement moi-même, je n’ai pas besoin de faire du ‘forcing’. Des forces extérieures à moi agitent l’Univers : tout mouvement effectué par une entité donnée est régie par des forces. Si je ne cherche pas à comprendre ces forces, et que je vais contre leur sens, je vais bloquer et créer un barrage, qui un jour, laissera à nouveau et irrémédiablement passer le courant.

Donc quand une situation se présente à moi, dont toutes les forces qui l’agitent sont indépendantes de ma volonté, je n’ai qu’à suivre le mouvement ou à me retirer. Si je suis le mouvement, je laisse faire les choses, j’intègre le bon timing : mon temps finira par venir. Si je souhaite qu’il arrive plus vite, j’ai une multitude de choses à prendre en considération, qui sont validées ou non par l’intuition. Je dois déjà m’écouter, reconnaître les émotions qui me dominent, puis écouter l’extérieur. Y a-t-il un quelconque blocage à ma situation que je pense ne pas pouvoir surmonter ? Si tel est le cas, je dois attendre. C’est un subtil mélange entre le moi et l’extérieur du moi. Parfois j’ai un rôle à jouer, et le reste du temps, je dois laisser faire les forces qui agitent mon extérieur. C’est comme un système de ricochets : je jette une pierre dans l’eau, d’autres en jettent aussi, et toutes effectueront des vibrations plus ou moins grandes qui s’entrecroiseront et parfois s’annuleront, parfois se compléteront. Mais moi, je n’aurai jeté qu’une pierre, jusqu’à la prochaine. Et en attendant, je n’aurai rien d’autre à faire.

Si je suis fatigué, je dors, je n’ai pas à forcer les choses contre mon corps. Il faut savoir donc faire preuve de patience si je veux changer les choses en profondeur, à commencer par moi. M’écouter, et reconnaître le bon moment est donc la base pour être en accord avec moi-même. Si je ne le suis pas, comment puis-je l’être avec les autres ? L’alignement commence d’abord par soi. Il faut savoir faire preuve de patience si je souhaite changer les choses en profondeur. Si j’apprends à m’écouter en profondeur, je n’aurais plus à ‘vouloir’, mais à ‘être’, simplement. Par exemple, je peux, et j’ai le droit de vouloir apprendre à chanter, mais est-ce judicieux ? Peut-être, et si tel est le cas, je n’ai qu’à attendre qu’une opportunité de chant se présente à moi. Il me faudra la saisir au bon moment.

Pour être soi-même, il faut d’abord se disperser, papillonner, pour se rendre ensuite compte que les réponses ne se trouvent pas à l’extérieur. Et si elles s’y trouvent, elles viennent à moi de manière directe. J’aime les surprises : je peux vouloir quelque chose, mais je n’ai qu’à lâcher prise pour l’obtenir. C’est comme un système de poupées russes, je dois tout écouter. Mon corps, mon esprit, mon âme, les autres, les situations extérieures qui se présentent à moi. J’émets une volonté, dans le timing parfait et dans l’absence de ‘forcing’.

La loi de l’attraction telle que décrite par les mouvements spirituels, fonctionne à partir du moment où l’on est soi-même : on ne peut pas vibre ce que l’on n’est pas. Donc vouloir quelque chose de manière exacerbée ne peut pas marcher : je force une erreur système. En revanche, plus j’écoute, plus je suis en accord avec l’Univers (qui comprend tout), plus je suis à-même d’obtenir ce que je veux. Le tout est d’attendre le bon moment, de respecter le bon timing. La loi de l’attraction pousse la volonté à se croire supérieure aux lois universelles : je veux tout et je n’ai qu’à le penser et à le ressentir en même temps. Mais il est à mon avis impossible de penser et de ressentir quelque chose qui n’est pas en accord avec soi-même. Cette loi a toutefois le bénéfice de pousser l’homme à se poser les bonnes questions.

À l’inverse, la science matérialiste pousse à croire que les lois universelles sont mathématiquement calculables, ce qui est vrai dans une certaine mesure. Cela ne veut pas dire que nous puissions changer ou dominer les lois universelle. Elles sont universelles et impliquent un perpétuel mouvement, simple dans sa démarche. Plus la science se veut poussée à un haut niveau, plus elle est figée et compliquée. Il faut en effet des choses figées pour qu’il y ait un mouvement et une perception de ce même mouvement. Mais plus la science matérialiste entre en profondeur dans la complication et plus elle exerce une volonté dure et figée sur le fleuve du mouvement de la vie. À un moment donné, comme il en a été le cas avec le coronavirus, nos certitudes doivent s’écrouler pour intégrer le mouvement de manière plus simple, et reconstruire de nouvelles bases pour exercer un contrepoids. Ce seront de nouvelles certitudes plus ou moins figées au service des lois universelles. Plus la volonté reconnaît ses limites, plus le mouvement est fluide.

On ne peut pas dominer le mouvement, car il est comme une danse. Il est harmonieux et constitué d’une infinité de choses figées qui évoluent et dansent en rythme (les être vivants, les atomes, les planètes, etc). La science ne pourra donc jamais dominer la nature, quand bien même elle essaye, car il y a toujours plusieurs forces en jeu. Pour sauver la science, car c’est bien de ça dont il est question, il faut l’intégrer dans le mouvement et lui permettre de danser en rythme et de se remettre en question. La Vie n’est pas en danger. Elle est toujours dans le bon timing.

Le mouvement

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Quand on escalade une montagne, on grimpe, puis on descend. Tout mouvement entraîne nécessairement et de manière naturelle une construction et une déconstruction infinie. Toute création est suivie d’une remise en question. Cette remise en question de la création est nécessaire à la création elle-même. Ainsi, l’eau du fleuve suit le courant qu’elle crée en même temps grâce à la surface rigide sur laquelle elle se trouve, le mouvement de l’eau est permis car il y a contact entre l’eau en mouvement et la matière figée. Mais grâce au temps et à l’eau, la matière rigide n’est pas figée, elle est également en mouvement. Quand il y a un tremblement de terre, c’est qu’une force a voulu s’imposer de manière absolue et brutale, elle s’est figée sur le sol, mais comme il y a mouvement perpétuel, cette force devenue rigide est déconstruite. Pour construire quelque chose sur la durée, il faut qu’il y ait plusieurs forces qui s’annulent et se complètent : cela crée un mouvement sur lequel peut se construire une absence de mouvement. Mais cette absence de mouvement qu’est la construction est vouée à être déconstruite pour permettre la création continue. Donc le mouvement crée la structure, et la structure évolue, et lorsqu’elle devient trop rigide, est déconstruite pour rejoindre le mouvement. La structure crée aussi le mouvement, car sans structure, on ne peut pas percevoir le mouvement. Je suis sur un bateau et je regarde le paysage : il y a à la fois structure et mouvement. Les deux se complètent.

Ainsi, et de la même manière, le vide permet la matière et la matière permet le vide. Lorsque je bouge, il y a contact entre la matière et le vide. Tous les deux se déforment grâce au mouvement. Le mouvement, c’est le temps. Donc le temps, c’est la somme de la matière et du vide en mouvement, en construction et en déconstruction perpétuel. Donc tout est forcément relatif. Le temps n’existe que dans l’instant, mais l’instant comprend la totalité. Le présent comprend le passé et le futur, et non l’inverse. Avoir un passé et un futur permet aussi de saisir le présent. Le temps agit sur la matière et le vide, qui eux, sont constitués d’espace. Pour construire quelque chose de stable, j’ai besoin de m’accorder du temps, donc une succession de moments qui définiront les bases de ma création, et qui prendront en compte le mouvement. Une construction réussie n’est jamais figée. Elle n’est donc jamais terminée. Car elle est toujours en mouvement.

C’est le problème de la science d’aujourd’hui : elle voudrait s’appuyer sur des codes qui seraient infiniment valables. Ils sont valables à un instant T, mais pour durer, ils doivent prendre en compte leur déconstruction, donc connaître leurs limites. Connaître les limites d’une construction, c’est lui permettre de durer dans le temps, donc grâce à sa remise en question, la science peut exister. Si la science se fige en souhaitant l’absolu, elle est vouée à rejoindre le mouvement pour une autre construction. Il faut donc forcément des pouvoirs et des contre-pouvoirs, et dans tous les domaines de la vie. Ils font pencher la balance d’un côté et de l’autre, créant le mouvement, et permettant la création, et cela crée une harmonie parfaite. Le mouvement est toujours harmonieux, dans une certaine mesure, même si dans un certain point de vue, il peut sembler disharmonieux. Le vide et la matière ensemble créent une harmonie de la vie qui permet la construction et la déconstruction du vide et de la matière de manière infinie.

Philippe Attimonelli, praticien Reiki et médium

Nous sommes à la fin de la période de confinement. Philippe Attimonelli vient de déposer un prospectus dans l’ascenseur de son immeuble. Il propose ses services de praticien Reiki pour aider à mieux gérer le stress lié au coronavirus. Dans le même temps, je passe mon premier degré Reiki : je suis donc intéressé par l’idée de le rencontrer. Je l’appelle, il me propose un café. Je découvre une personne très humaine, à la fois ancrée et spirituelle, qui m’accompagne durant cette fin de confinement. Voici son portrait.

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En plus d’être une personne hautement spirituelle, Philippe Attimonelli est un homme bien inséré dans la société : « Actuellement je suis conseiller clientèle dans le domaine de l’archivage ». C’est dans cette ambiguïté qu’il puise une grande partie de sa force. Sérieux dans tout ce qu’il entreprend, il est organisé et respectueux. Il est un homme comme on en croise peu : il est capable de donner de son temps avec beaucoup de générosité, mais jamais au détriment de lui-même. Le respect des autres passe d’abord par soi. Et il a bien raison.

Les nombreux atouts de Philippe Attimonelli

« Je suis thérapeute Reiki depuis plus de 4 ans et voyant-médium depuis plus de 30 ans ». On peut légitimement s’interroger : comment un homme aussi spirituel peut-il être autant terre-à-terre ? Philippe Attimonelli peut se permettre de miser sur ses intuitions, car il est ordonné. Quand il fait quelque chose, il sait pourquoi ; quand il aide, il le fait volontiers. C’est sur ce point qu’il faut insister : l’ancrage lui permet la spiritualité.

Très tôt, il a dû faire face à ses talents de médium : « J’avais 17 ans à l’époque. Après un rêve, j’ai dit à mon père que quelque chose se tramait en Italie, du côté de ma famille. Il ne m’a pas cru, comme il est très cartésien. À midi le téléphone a sonné : l’un des frères de mon père venait de décéder ». Ces premiers pas dans la spiritualité l’amènent à s’y intéresser davantage. Même s’il vit certaines mauvaises expériences comme avec le widja, il reste très ancré dans la matière.

Philippe Attimonelli est doué dans ce qu’il entreprend car il le fait avec beaucoup de sérieux. Une amie a fait appel à ses talents de médium, et elle en est ressortie ravie. Par ailleurs, j’ai eu la chance de vivre une séance Reiki à ses côtés.

Ma séance de Reiki avec Philippe Attimonelli

Nous sommes, à l’époque de ma première séance Reiki, en fin de confinement. Philippe Attimonelli me reçoit dans une pièce propre, haute en énergie, spécialement aménagée pour les soins énergétiques. Chaque objet est à sa place, et tout forme un environnement calme et cohérent. Je suis allongé durant près d’une heure et demi, autant de temps que le praticien prend pour aider mon champ énergétique à se réaligner.

Une fois la séance terminée, le thérapeute me dit de boire beaucoup d’eau, et de me reposer. Le travail continuera durant une vingtaine de jours. Peu à peu, les semaines passants, je me sens plus calme, plus ancré aussi. Il a senti mon côté gauche moins centré, ainsi qu’une mauvaise circulation des énergies du bas de mon corps.

Finalement, Philippe Attimonelli m’aura aidé dans une période de grands bouleversements et de remise en question. Il me propose même deux séances supplémentaires. Cet homme juste sait ce qu’il veut et où il va.

Je recommande ses talents auprès de tous ceux qui souhaitent être accompagnés lors de soins énergétiques.

Laurence Vidal : « Les challenges sont là pour nous faire grandir »

« L’Univers, pour moi, c’est le Tout. Nous sommes en fait tous connectés et interconnectés ». Laurence Vidal, coach diplômée, n’a pas qu’une seule corde à son arc. Elle est aussi praticienne PNL certifiée, hypnothérapeute, formée également à l’EFT, une technique de libération émotionnelle, et organise tous les deux mois des ateliers sur des thèmes différents tels que la confiance en soi, s’aimer pour rayonner ou le pouvoir du hug. Selon elle, la vie est comme un grand jeu de rôle : chacun choisit son incarnation avant de naître, ainsi que les challenges qu’il ou elle va être amené à vivre. Et grâce à elle, nombreux sont ceux qui se reconnectent à leur être, ce qui leur permet d’expérimenter l’existence matérielle avec plus de profondeur.

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Crédit Photo : Studio Julke

« Les challenges sont là pour nous faire grandir, passer un niveau supérieur, en quelque sorte, de manière à nous emmener vers notre vie d’après ». Laurence Vidal explique clairement que l’Univers nous apprend des leçons, et, « tant qu’on ne les a pas assimilées, on reproduit les mêmes schémas ». Elle ironise : « Pour certains, c’est plus difficile, car ils ne comprennent même pas le titre de la leçon ! ». Avec l’expérience et en travaillant sur elle, elle a pris l’habitude de mieux percevoir les enseignements et de faire « ce qu’il faut pour ne pas que des difficultés se répètent ». Et c’est ce qui fait d’elle une excellente coach.

De l’assistance juridique au coaching

Laurence Vidal n’a pas toujours exercé dans le milieu du développement personnel : « J’ai été pendant 25 ans assistante juridique, puis organisatrice événementiel pour le groupe Lagardere ». Aujourd’hui, elle crée sa propre structure dans l’organisation événementielle et le coaching-consulting. Elle découvre l’univers du coaching grâce à son frère, également coach depuis 2005, formé à l’ECF de Lionel Calderini. « J’ai suivi ce même cursus, puis j’ai endossé mes autres casquettes peu à peu ».

« J’ai toujours eu confiance en moi », comme elle en témoigne avec sincérité. Laurence Vidal ressent ce besoin de suivre des formations et de travailler sur elle-même depuis 2016, et cela lui apporte beaucoup : « indéniablement, cela m’a aidé à croire encore plus en moi ». « J’ai besoin d’apprendre beaucoup de choses, de me démarquer ». Finalement, se former tout au long de sa vie tout en donnant le meilleur d’elle-même aux autres.

Le coaching : une expérience hors du commun

« Le coaching, c’est donner les moyens à la personne qu’on accompagne de transformer un traumatisme ou de lui permettre d’accomplir un changement dans sa vie ; en somme de faire face à un challenge ou bien d’aller vers ses objectifs ». Et les traumatismes sont un sujet qui la touchent plus en profondeur, car elle a vécu très jeune des attouchements. « J’accompagne des femmes qui ont vécu des viols et autres traumatismes. Je les aide à se reconnecter à leur enfant intérieur, leur féminin sacré, la femme qu’elles ont peut être mise un peu de côté en raison de leur histoire ». Elle offre à ses clientes et clients l’opportunité de passer outre une expérience difficile, tout comme elle a saisi cette chance grâce au coaching.

« Toutes les personnes que j’ai accompagnée ont été réceptives et ont avancé. Quelque soit le thème abordé, elles ont fait un gros travail sur elles ». Et même si elles vont mieux, certaines continuent de se faire coacher. « Je pense que c’est bien de continuer aussi quand on va bien. Cela permet d’aller toujours plus haut ».

Et Laurence Vidal reste très humaine : elle a parfaitement conscience de ses peurs. Seulement, elle a appris à vivre avec. « Il m’arrive d’en avoir, je danse avec ». Le refus de la peur crée des situations négatives. « Quand j’ai peur, aujourd’hui, j’accueille : c’est un bon moteur pour avancer. Je ne vais pas rester tétanisée. Il y a toujours un cadeau caché derrière un challenge. En étant dans cette dynamique-là, tout est toujours parfait ! ». Et grâce aux personnes comme elle, la vie est toujours un cadeau pour chacun d’entre nous.

Pour en savoir plus : www.mikigai.fr

Françoise Guynet : « Le Reiki, pour moi, c’est un art de vivre »

« Dès lors qu’on s’intéresse à une approche énergétique, on commence à entretenir son être sur le plan vibratoire ». Françoise Guynet est maître Reiki. Elle partage un cabinet sur le boulevard des Belges à Lyon avec d’autres thérapeutes. Son site internet http://www.monequilibrelyon.fr/ présente les différentes méthodes qu’elle utilise. Elle est une personne passionnée qui s’investit en profondeur dans tout ce qu’elle entreprend : « C’est un caractère inné inscrit dans ma personnalité depuis toute petite ». Et le Reiki en est la preuve, cette grande curieuse de la vie propose de l’aide ou des formations à toute personne désireuse d’approfondir un travail personnel sur un plan physique ou plus spirituel.

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« Le Reiki, pour moi c’est un art de vivre », entame Françoise Guynet. « On y trouve des méthodes qui permettent d’améliorer la vie. Individuellement, déjà, car on se comprend mieux, on en apprend davantage sur notre caractère, nos émotions. On découvre nos limites, celles de nos capacités à la fois physiques et psychiques ». C’est également un moyen holistique grâce auquel la praticienne exerce son activité : elle aide les personnes à remettre en route leur capacité d’autoguérison. Grâce à cette méthodologie, elle dispose de nombreux outils « pour améliorer la situation » de ses clients. « Le Reiki prend en compte de nombreux paramètres. Il dispose de techniques pour mieux respirer, mieux canaliser son énergie, et rétablir une meilleure circulation dans le corps. Il y a aussi des outils mentaux, émotionnels ». L’aspect énergétique est également très présent.

L’énergie : un axe de travail primordial pour un praticien de Reiki

« L’énergie est non palpable, non visible. C’est une forme, une densité, que l’on peut calculer en fréquences ou en hertz. Les radiesthésistes utilisent l’échelle de Bovis. Pour les musiciens on parle d’ondes musicales. Au niveau de la lumière, le spectre des couleurs, c’est encore de l’énergie ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Cet aspect de la vie que l’on ne peut pas considérer à l’aide de nos cinq sens est pourtant bien présent dans notre existence. Lorsque nous parlons, nous envoyons des ondes sonores aux oreilles de notre interlocuteur. « L’énergie a plusieurs plans vibratoires : elle est toujours en ondulation. Elle est perceptible par exemple lorsque l’on jette une pierre dans une flaque d’eau. Elle fait toujours ce type de vibrations. Avant d’être un corps physique, nous sommes de l’énergie. Chaque être vivant a une emprunte qui se définit par la vibration de l’être, toujours en mouvement. Quand il n’y a plus de vibration, tout devient inerte. L’inertie c’est la mort ».

Selon Françoise Guynet, prendre soin de ses énergies, c’est le meilleur moyen d’entretenir une bonne santé. « Avec le Reiki, on maintient les vibrations les plus élevées possibles. Mais elles sont fragiles. Physiquement, un accident, peut provoquer une nette diminution de l’énergie. C’est aussi valable pour un événement traumatisant de la vie, ou des situations relationnelles instables ». Des blessures génèrent des souffrances, auxquelles sont sensibles nos différents corps énergétiques. « Au plus cela nous touche profondément dans notre corps, au plus la souffrance est susceptible de nous déséquilibrer ».

« On parle de la vie en général, d’êtres vivants », explique la maître Reiki. « Cet aspect énergétique, c’est la forme subtile de toute vie, qui se matérialise sur un plan éthérique et physique. Grâce au Reiki, nous sommes sujets à des prises de conscience, des réflexions personnelles, qui nous apportent une autre manière de considérer les choses, d’écouter, de regarder, de contempler. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, d’ailleurs. Cela améliore aussi beaucoup la relation aux autres personnes ». Et Françoise Guynet a de quoi témoigner : elle a commencé ses questionnements en profondeur en 2004, puis le Reiki en 2008. Une histoire qu’elle prend plaisir à raconter.

L’histoire de vie de la maître reiki

Quand Françoise Guynet s’investit, elle le fait avec beaucoup d’amour. « Depuis toute petite, j’ai cette capacité d’écoute. Je donnais même des conseils à mes frères et sœurs à l’époque », rigole la praticienne Reiki. « Je n’ai jamais été timide mais plus jeune, j’étais observatrice et réservée. Et comme pas mal de personnes, j’ai suivi des principes éducatifs qui n’étaient pas forcément mien ». Elle obtient un baccalauréat Mathématiques et Philosophie. « Ces deux options définissent bien mon caractère : je suis à la fois cartésienne et pratique, et grande philosophe ». Et elle valide un BTS Tourisme deux ans plus tard. Au bout de dix ans à s’épanouir en tant qu’intérimaire dans l’assistanat commercial et dans la direction commerciale, en 2004, « quelque chose me disait que je n’avais pas encore trouvé ma voie », elle commence à s’interroger sur elle-même et le sens de sa vie.

« Il n’y a pas de hasard : beaucoup de choses se produisent quand on comme à se poser ce genre de questions ». Dans son esprit, elle formule intentionnellement l’intention de se découvrir : « Des synchronicités ont commencé ». Une de ses amies l’invite un jour à une conférence, alors qu’elle s’interroge déjà. « C’était sur la raison et l’esprit ». Elle y va et met un premier pied dans un monde qu’elle ne connaît pas encore. « Petit à petit, au travers de stages individuels et collectifs, avec différentes personnes, un puzzle commençait à se construire. J’ai appris comment l’intellect et le cerveau fonctionnent, et comment le corps ou le cœur arrivent à en intégrer ces aspects. Comment on pouvait être un être global avec une conscience infinie. Et j’ai commencé à être régulière dans ma pratique ».

« Ce n’est qu’en 2008 que j’ai ressenti le besoin de me tourner vers le Reiki. Un ami m’a donné les coordonnées d’un enseignant dont il m’avait parlé quatre ans plus tôt. Ma première initiation Reiki a été une révélation. À en pleurer de joie ». Françoise Guynet entre alors en contact avec son essence profonde. Elle passe le premier niveau, puis, trois mois plus tard, le suivant. « Ce deuxième niveau m’a donné tous les outils dont j’avais besoin pour aller explorer mon être plus en profondeur. Dans tous ses niveaux de conscience. Je suis allée plus loin dans l’aspect mental et émotionnel. Dans le passé aussi. À ce moment-là, on devient vraiment un grand explorateur ». Un an plus tard, lors d’un congrès Reiki qui se déroule une fois par an à Evian, elle rencontre son futur maître-enseignant, et passe dans la foulée, le troisième niveau, l’avant-dernier : « la maîtrise ». Peu à peu, elle sait qu’elle va en faire sa vocation. « J’ai pris deux ans pour continuer mes formations, ajouter d’autres cordes à mon arc. Comme je suis une kinesthésique et une empathe, j’ai choisi d’ajouter au Reiki la réflexologie plantaire et faciale, et des massages énergétiques ». Mais pour en arriver là, il lui a fallu passer par une grande période de remise en question.

La remise en question : un passage obligé

« La remise en question est une grande étape ». Françoise Guynet prend conscience de tous ses schémas mentaux programmés qui lui disent de continuer comme elle l’a toujours fait, mais aussi de tous ses questionnements. « Soit il faut se battre avec notre environnement, soit, selon notre entourage, les gens nous accompagnent. J’ai eu la chance que des personnes m’ont suivie. Ils ont su lire en moi certaines capacités ».

« Quand on se lance dans un parcours comme celui-ci, il est important d’avoir un minimum de soutien autour de soi. Si des gens ne croient pas en nous, dans notre évolution, on vit des moments difficiles. Et, le bien-être et le développement personnel sont des secteurs d’activités encore peu reconnus. Si on n’a pas suffisamment de force, de courage, de volonté, d’énergie, on ne va pas y arriver. Il faut penser au plan personnel et psychologique. Et financièrement, il faut prévoir ».

Françoise Guynet termine : « Le Reiki me donne cette capacité à adoucir tout ce que je vis. Il m’accompagne dans les crises. Je peux aussi le remarquer lorsque j’enseigne aux gens, par exemple lors de périodes de deuils. La personne qui vit la situation s’en sort avec beaucoup plus de douceur, et cela grâce au Reiki ». Alors durant cette période de coronavirus, pourquoi ne pas se fier à des personnes comme elle, pour améliorer notre taux vibratoire, et pourquoi pas, en sortir plus fort ?

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